
”
J’ai appris à me méfier du griotisme qui n’est pas toujours le reflet de l’âme»
«Nos populations, pour ne pas dire nos militants reçoivent-ils la juste récompense de leur fidélité au parti et leur attachement au Président national ?»
Le RDPC vient de célébrer avec le faste habituel son 41e anniversaire 🎂 dans la région de l’est et sur l’étendue du territoire national.
Quelle démonstration de force et de puissance !
Les années se suivent et se ressemblent.
Les beaux discours distillés par des mandataires et des chefs politiques séduisants élégants et …convaincants . Les belles parades et autres marches et mouvements de soutien , le tout couronné par les réjouissances populaires .
Je ne voudrais pas être un rabat-joie mais je tiens à rester fidèle à mes convictions.
Les derniers développements des activités du Rdpc (présidentielle et régionales) m’imposent prudence, circonspection et vigilance.
Je pense, pour ma part, en ce qui concerne la région de l’est, qu’après la fête 🥳, le moment est certainement venu de faire le vrai bilan,sans complaisance , de notre relation avec le RDPC, parti au pouvoir. À l’observation
les performances du parti, au fil des années et des consultations électorales, vont s’amenuisant.
POURQUOI ?
Y’aurait-il une crise de confiance entre les militants de base et le Président national ?
Ou bien la crise de confiance se situerait-elle entre la base militante et les représentants élus ou désignés ?
Nos populations, pour ne pas dire nos militants reçoivent-elles la juste récompense de leur fidélité au parti et leur attachement au Président national ?
J’ai appris à me méfier du griotisme qui n’est pas toujours le reflet de l’âme.
Au moment où l’attention des Camerounais se focalise sur les actes du Président de la République, nouvellement élu, portant sur la reconfiguration des institutions de la République et au renouvellement de la classe politique, n’ayons pas peur de poser les vraies questions, y compris celles qui pourraient fâcher ou perturber ceux qui pensent que revendiquer ou s’interroger peut nuire à leurs positions ou à leurs ambitions.
Faire la politique et se contenter des avantages qu’on en tire à titre personnel au détriment des attentes légitimes des masses laborieuses pourvoyeuses des suffrages, est une trahison.
En tout cas, nous ne devons pas être amnésiques. Rien ne sera plus comme avant ! Les Camerounais ont bien compris aujourd’hui les jeux et les enjeux politiques.
Le Président de la République avait déclaré que l’est est une région (à l’époque province) à part entière.
Nous méritons donc logiquement que l’on nous traite avec la même attention, la même diligence et la même reconnaissance. Cela suppose évidemment que les filles et les fils de notre région ont compris, à travers leurs faits et gestes, où se situent les vrais enjeux.
Que nous avons compris que nous ne devons pas être auteurs, co-auteurs ou complices du délitement de notre région ou de sa misère chronique mais des acteurs de son développement intégral.
Mieux vaut tard que jamais.
Union de prières pour la santé et pour la paix.
Michel Ange Angouing.






