
Dépêchés par le ministre du Commerce extérieur, les experts de la République Démocratique du Congo ont pris part ce mardi 26 mai à Brazzaville au séminaire régional de restitution et de consultation préparatoire au 3ème Sommet des Femmes et des Jeunes en Afrique S2FJA 2027. L’événement s’est tenu les 26 et 27 mai en marge de la 61ème Assemblée annuelle de la Banque Africaine de Développement BAD.

Le séminaire a réuni les représentants des départements Économie, Commerce, Industrie, Mines et Tourisme de l’Union Africaine, mais aussi les gouvernements de la RDC, du Congo et du Cameroun. Étaient également présents les Conseils nationaux des jeunes et des femmes, des associations, ONG, jeunes, femmes et partenaires financiers. La rencontre avait pour objectif de poser les bases de mécanismes innovants et inclusifs de financement des jeunes et des femmes.

Cette rencontre fait suite à un constat partagé par toutes les parties. En effet, les travaux ont confirmé les inégalités d’accès au crédit. Les jeunes représentent plus de 60% de la population africaine et les femmes 26% des entrepreneurs, majoritairement dans l’informel. Pourtant, elles subissent un déficit de financement estimé à 42 milliards $ selon France24, faute de garanties, de produits adaptés et d’accompagnement technique.

PADP et solutions “africaines” au centre des débats
Face à ce constat, le Programme Africain de Développement Participatif PADP a présenté le “Protocole D-M-C 2018” articulé autour de 3 piliers : notamment la Tontine 4.0 : digitalisation des tontines pour sécuriser l’épargne et financer les micros entreprises, en suite la Microfinance Climatique : crédit + épargne + protection contre sécheresses et inondations pour agriculteurs et projets verts, et en fin la Digitalisation :inclusion des populations non bancarisées.

Cap sur un Fonds Régional Stratégique
À l’issue des consultations, les participants ont convergé vers une recommandation forte : la mise en place d’un Fonds Régional Stratégique dédié au financement des jeunes et des femmes. Ce fonds articulerait épargne, microcrédits, subventions, prêts conventionnels et garanties, en s’appuyant sur les mécanismes testés comme Tontine 4.0 et Microfinance Climatique pour limiter les coûts d’intermédiation.
Les débats ont aussi insisté sur l’harmonisation des cadres réglementaires pour faciliter les financements transfrontaliers, en cohérence avec la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine ZLECAf.

De Brazzaville 2026 au Sommet 2027
Porté par LaRAD OING et la Commission de l’Union africaine, ce séminaire avec la forte implication de la RDC, du Congo et du Cameroun pose les bases d’un mécanisme africain durable. L’enjeu avant 2027 : transformer l’épargne populaire en investissement productif et sécuriser les activités économiques face aux risques climatiques.
_Le message de Brazzaville reste clair : l’Afrique a la solidarité et le potentiel. Il faut des outils “à l’africaine” pour les libérer._
Bilock serge paolo






