
Au jour d’aujourd’hui et pratiquement sur tous les continents, une inquiétude certaine entretient si ce n’est la psychose, du moins la peur permanente de la perpétration d’un acte de violence aveugle venant des agents de l’internationale terroriste. Et ce ne sont pas les attentats, les attaques, les enlèvements et prises d’otages dont on parle tous les jours, qui vont encourager un changement d’attitude.
Surtout que dans le même temps, l’on observe la mondialisation d’autres manifestations de l’insécurité, lesquelles manifestations s’étendent désormais à l’ensemble des domaines de l’activité sociale. Ainsi de l’industrie et du commerce sujets à l’espionnage, ainsi de l’environnement végétal, faunique, halieutique et minéral objet de pillage et de pollution, ainsi des voies et moyens de communication physiques et virtuels sabotés, détournés ou explosés.

N’oublions pas la nouvelle traite des humains et de leurs organes, la politique, l’éducation, la morale séculaire et les pratiques confessionnelles sujettes elles aussi à toutes sortes de déformations et de perversions. Et à l’allure où vont les choses, aucun pays n’est ni trop puissant pour ne pas en être la cible, ni assez préparé pour contrer lesdits dangers.
En contrepartie, les services de sécurité sont sur le qui-vive, et même sur les dents, tant le danger est omniprésent, diffus, imprévisible, malveillant. La multiplication des contrôles sur la voie publique, aux frontières, dans les édifices, le renforcement des critères d’admission et la limitation des flux migratoires, la surveillance des canaux de sociabilité, sont parmi les mesures prises par les gouvernements aux fins de sanctuarisation de leurs territoires.

Le Cameroun est d’ailleurs aux premières loges pour savoir de quoi il retourne, lui qui à son corps défendant, doit amèrement livrer bataille pour survivre aux multiples agressions dont il est devenu le point de convergence. Pur hasard, malheureuse coïncidence ou véritable complot ? Autant de questions qui se posent.
Le fait demeure cependant que notre pays consent des parties considérables de son potentiel économique, matériel et humain, dans sa lutte visant à couler simultanément le vaisseau piraterie maritime dans ses entreprises sur le Golfe de Guinée, bloquer les ondes de choc générées par les remous à ses frontières orientales, étouffer les velléités transnationales de l’extrémisme violent dans son septentrion, et last but not least, vider cet autre abcès de fixation que représente l’aventurisme séditieux dans ses septentrion. régions occidentales.
Notre pays, pour ne parler que de lui, peut beaucoup et fait déjà beaucoup pour prévenir, et au besoin endiguer puis réduire la menace. Ce triptyque prévention – endiguement – réduction est d’ailleurs mis en œuvre de façon ininterrompue. Les moyens déployés à ce jour sont d’une efficacité remarquable, quoique des éruptions momentanées de violences localisées soient encore enregistrées. Gageons cependant qu’avec le soutien actif de nos populations vaillantes, l’effroyable spectre du danger va continuer de se désagréger.
Pour les ouvriers professionnels de la défense et de la sécurité que nous sommes, il va sans dire que l’assainissement de l’environnement délétère dans lequel nous évoluons requiert de notre part, de maintenir une vigilance de tous les instants, d’entretenir une condition physique à toute épreuve, de se forger un moral d’acier et une attitude en tous points irréprochables, et par dessus tout, de cultiver des capacités techniques permettant de faire face à toutes les occurrences, qu’elles soient opérationnelles ou sociales, avec efficience, avec abnégation, avec humanisme. Notre Patrie, notre Nation le méritent.
Les Sachons restent patriotes,
les Sachons restent vigilants.
source : Divcom MINDEF






